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théâtre

Pharmakon
Dans les instants de trouble de l’histoire, au nom d’une race ou d’une culture menacée par un ennemi « invisible », une majorité dominant désigne responsable de tous les maux de la société un ou des boucs émissaires « minoritaires » : le pharmakon.

A l’instar du pharmakos, le clown est un être (mis) à la marge, un étranger, un être qui vient d’une autre « planète ». La planète du sacré.

« Faire en sorte que celui qui souffre et qui est malade soit accusé d’être la cause de sa maladie, et de contaminer les autres telle une brebis galeuse, voilà typiquement le mécanisme de désignation du bouc émissaire que les électeurs et sympathisants du Front National partagent avec ceux qui les traitent à leur tour comme des boucs émissaires. »

Bernard Stiegler

Mise en scène : Maxence Cambron
Jeu: Christophe Jean et Manon Petit
Création vidéo: Félix Létot
Création musicale: Pierre Denjean
Cie Les Arpenteurs (Lille)